بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيمِ

Al-ʿAqida

Les fondements de la croyance

La ʿAqîda est la science des fondements de la croyance. Elle enseigne ce qu’il faut croire concernant Allah, Ses anges, Ses Livres, Ses prophètes, le destin et le Jour dernier. Cette page présente progressivement les fondements de la croyance afin qu’une personne qui découvre l’islam puisse comprendre les notions essentielles et leur enchaînement.

À propos des versets et des références : le Qurʾān a été révélé en langue arabe. Les phrases françaises proposées après les āyāt sont des explications du sens, volontairement rapprochées autant que possible du texte arabe, et ne remplacent pas le texte révélé. Les références des āyāt, des hadiths et des paroles de savants sont indiquées afin que le lecteur puisse revenir aux sources.
الله

I. Croire en Allah

Le fondement de la ʿAqîda est de connaître Allah selon ce qui Lui convient : unique, parfait, sans semblable, sans besoin et exempt de toute ressemblance avec les créatures.

Allah est unique et rien ne Lui ressemble▼

Le premier fondement de la croyance est de connaître Allah selon ce qui Lui convient. Allah est le Créateur de toute chose. Il existait avant les cieux, la terre, le Trône, le temps, les directions et les lieux. La création de ces choses n’a provoqué aucun changement en Lui.

Allah n’est pas un corps, n’est pas composé de parties, n’a pas de forme, de couleur, de dimension ou de limite. Il n’est pas contenu dans un lieu et n’est pas soumis au déplacement. Il n’a besoin ni du Trône ni d’aucune autre création.

اللَّهُ خَالِقُ كُلِّ شَيْءٍ

Explication du sens : « Allah est le Créateur de toute chose. »

Sourate Az-Zumar, 39:62.

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ

Explication du sens : « Rien n’est semblable à Lui. »

Sourate Ash-Shûrâ, 42:11.

Les 13 attributs à connaître▼

Ces treize attributs sont enseignés comme des fondements à connaître. Ils ne signifient pas qu’Allah ne posséderait que treize attributs. Allah possède tous les attributs de perfection qui Lui conviennent et Il est exempt de toute imperfection et de toute ressemblance avec les créatures.

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ

Explication du sens : « Rien n’est semblable à Lui, et Il est Celui qui entend et qui voit. »

Sourate Ash-Shûrâ, 42:11.

1. Al-Wujûd (l’Existence)▼

Allah existe nécessairement. Son existence ne dépend de rien et Il n’est pas précédé par le néant.

2. Al-Qidam (l’absence de commencement)▼

Allah existe sans commencement. Il n’a jamais commencé à exister et rien n’existait avec Lui de toute éternité.

3. Al-Baqâ’ (la permanence sans fin)▼

Allah ne cesse pas d’exister. La disparition, la mort et l’anéantissement sont impossibles à Son sujet.

4. Al-Qiyâm bi-nafsih (l’indépendance absolue)▼

Allah n’a besoin de rien. Ni lieu, ni direction, ni Trône, ni temps, ni créature ne Lui sont nécessaires.

5. Mukhâlafatuhu lil-hawâdith (la dissemblance absolue avec la création)▼

Allah ne ressemble à aucune créature. Il n’est ni corps, ni forme, ni quantité, ni dimension, ni limite, ni contenu dans un endroit.

6. Al-Waḥdâniyyah (l’Unicité)▼

Allah est unique. Il n’a ni associé, ni égal, ni rival dans Son Être, Ses attributs ou Ses actes.

7. Al-Qudrah (la Puissance)▼

Allah est Tout-Puissant sur tout ce qui est possible. Rien ne peut empêcher ce qu’Il veut créer.

8. Al-Irâdah (la Volonté)▼

Tout ce qui arrive dans la création se produit selon la volonté d’Allah.

9. Al-ʿIlm (la Science)▼

Allah sait toute chose de toute éternité, le caché comme l’apparent, le passé, le présent et ce qui arrivera.

10. Al-Ḥayâh (la Vie)▼

Allah est vivant d’une vie qui ne ressemble pas à celle des créatures et qui ne dépend d’aucun corps ou besoin.

11. As-Samʿ (l’Ouïe)▼

Allah entend toute chose sans oreille ni organe et sans ressemblance avec l’ouïe créée.

12. Al-Kalâm (la Parole)▼

Allah est qualifié par une Parole éternelle qui ne ressemble pas à notre parole créée.

13. Al-Baṣar (la Vue)▼

Allah voit toute chose sans œil ni organe et sans ressemblance avec la vue des créatures.

Les contraires impossibles au sujet d’Allah▼

Il est impossible qu’Allah soit inexistant, qu’Il ait un commencement ou une fin, qu’Il ait besoin d’une créature, qu’Il ressemble à la création, qu’Il ait un associé, qu’Il soit incapable, contraint, ignorant, mort, sourd, muet ou aveugle. Le fait que ces caractéristiques soient impossibles au sujet d’Allah découle de Sa perfection absolue.

Références principales : Sourate Ash-Shūrā, 42:11 ; Sourate Al-Ikhlāṣ, 112:1-4 ; Sourate Al-Baqarah, 2:255 ; Sourate Fāṭir, 35:15.

La Parole d’Allah et le Qurʾān▼

Allah est qualifié par Al-Kalâm (la Parole). Sa Parole ne ressemble pas à celle des créatures. Elle ne dépend ni d’une langue, ni de lèvres, ni de souffle, ni d’un appareil vocal.

Le Qurʾān a été révélé à Mouhammad ﷺ. Lorsque nous le récitons, notre voix et notre souffle sont créés, l’encre et les pages sont créées, mais l’attribut de Parole d’Allah n’est pas créé.

Références principales : Sourate An-Nisāʾ, 4:164 et Sourate At-Tawbah, 9:6 ; voir également Al-ʿAqīda aṭ-Ṭaḥāwiyya au passage consacré au Qurʾān comme Parole d’Allah.

Les versets clairs et les versets équivoques▼

Le Qurʾān contient des âyât muḥkamât (versets clairs qui servent de fondement) et des âyât mutashâbihât (versets dont certaines expressions peuvent demander une explication).

هُوَ الَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ مِنْهُ آيَاتٌ مُحْكَمَاتٌ هُنَّ أُمُّ الْكِتَابِ وَأُخَرُ مُتَشَابِهَاتٌ

Explication du sens : « C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre. Il contient des versets parfaitement clairs qui constituent le fondement du Livre, et d’autres qui sont équivoques. »

Sourate Âl ʿImrân, 3:7.

Toute compréhension qui attribuerait à Allah un corps, un membre, un mouvement ou un lieu doit être écartée car elle contredit les versets clairs affirmant qu’Allah ne ressemble à rien.

Quand une traduction emploie « colère », « amour » ou un terme semblable▼

Lorsqu’une explication française emploie par exemple l’expression « colère d’Allah », il ne faut jamais comprendre une émotion humaine, une agitation intérieure, une humeur ou un changement d’état. Allah ne ressemble pas aux créatures et n’est pas concerné par leurs passions ou leurs bouleversements.

Selon le texte et l’explication retenue par les savants, de telles expressions sont comprises d’une manière digne d’Allah ; la « colère » peut notamment être expliquée par Sa volonté de châtier ou par Son châtiment, et l’« amour » par l’agrément, l’honneur ou les bienfaits qu’Allah accorde. L’objectif de cette précision est d’empêcher que le mot français fasse imaginer en Allah un sentiment créé.

Principe de référence : Sourate Ash-Shūrā, 42:11 ; voir aussi les développements des théologiens sunnites sur le tanzīh et les attributs dans Al-ʿAqīda aṭ-Ṭaḥāwiyya et les commentaires classiques.

Yad, wajh, ʿayn, istiwâ’ et nuzûl▼

Certains termes arabes employés dans le Qurʾān ou la Sunnah ne doivent pas être traduits d’une manière qui ferait imaginer Allah comme une créature. Le principe directeur est : « Rien n’est semblable à Lui » (Sourate Ash-Shūrā, 42:11). Toute compréhension impliquant un corps, un organe, un déplacement, un lieu, une direction ou un comment au sujet d’Allah est écartée.

Yad▼

Yad possède plusieurs emplois en arabe. Concernant Allah, il ne peut pas désigner un membre de chair, d’os ou d’articulations.

Wajh▼

Wajh possède plusieurs sens. Concernant Allah, on ne le comprend pas comme une face corporelle.

ʿAyn▼

ʿAyn ne signifie pas qu’Allah aurait un œil physique.

Istiwa’▼

Istiwa’ ne signifie pas qu’Allah serait assis, installé, porté par le Trône ou contenu dans une direction. Allah existait avant le Trône et n’en a jamais eu besoin.

Nuzûl▼

Nuzûl ne peut pas être compris comme un déplacement physique d’un lieu élevé vers un lieu inférieur.

Tafwîḍ et ta’wîl▼

Tafwîḍ, dans l’approche suivie ici, consiste à affirmer le texte révélé, à écarter avec certitude tout sens qui attribuerait à Allah les caractéristiques des créatures, puis à ne pas imposer au texte une détermination non établie. Ta’wîl consiste à expliquer un terme par un sens admis dans la langue arabe et compatible avec le contexte ainsi qu’avec le tanzīh.

Point essentiel : on ne dit pas qu’Allah aurait un « comment » que nous ignorerions. Le comment est impossible au sujet d’Allah. Dire qu’Allah est sans comment signifie précisément qu’Il est exempt des modalités propres aux corps et aux créatures.

La réponse rapportée de l’imam Mālik sur l’istiwāʾ▼

Lorsque Mālik ibn Anas fut interrogé au sujet de la parole « Ar-Raḥmān ʿalā al-ʿArsh istawā », al-Bayhaqī rapporte notamment cette formulation : « ولا يقال كيف، وكيف عنه مرفوع », c’est-à-dire qu’on ne pose pas au sujet d’Allah la question du « comment » : le comment est écarté à Son sujet.

Al-Bayhaqī rapporte également une autre formulation : « الاستواء غير مجهول، والكيف غير معقول، والإيمان به واجب، والسؤال عنه بدعة ». Sur cette page, cette expression n’est pas présentée comme signifiant qu’Allah posséderait une modalité existante mais inconnue. Le principe enseigné ici est que le comment est impossible au sujet du Créateur.

Références : al-Bayhaqī, Al-Asmāʾ wa-l-Ṣifāt, chapitre sur la parole d’Allah « Ar-Raḥmān ʿalā al-ʿArsh istawā », rapport n° 866 dans l’édition consultée ; al-Bayhaqī, Al-Iʿtiqād ilā Sabīl ar-Rashād, chapitre « Bāb al-qawl fī al-istiwāʾ », p. 116 dans l’édition consultée. La pagination peut varier selon les éditions.

Les 99 Noms d'Allah (Al-Asmâ' Al-Husnâ) ▼

Chaque Nom doit être compris conformément au tanzīh : Allah ne ressemble à aucune créature et les termes employés à Son sujet ne doivent pas être ramenés aux caractéristiques corporelles ou changeantes des créatures.

Pour l’énumération traditionnelle : Jāmiʿ at-Tirmidhī, hadith n° 3507, avec discussion des spécialistes sur l’insertion de la liste dans la transmission.

Important : ce hadith ne signifie pas qu’Allah ne posséderait que quatre-vingt-dix-neuf Noms. De plus, l’énumération détaillée très répandue des 99 Noms est rapportée dans certaines versions d’At-Tirmidhī, mais l’attribution prophétique de cette liste précise a été discutée par les spécialistes du hadith. La grille ci-dessous est donc présentée comme une liste traditionnelle d’apprentissage, et non comme si Al-Bukhārī et Muslim avaient eux-mêmes rapporté cette énumération complète.

Hadith : Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, n° 2736 ; Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2677.

Le Prophète ﷺ a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms, cent moins un ; celui qui les aḥṣāhā entrera au Paradis. » Le terme aḥṣāhā est plus large qu’une simple traduction par « apprendre par cœur » ; les savants l’ont expliqué notamment par le fait de les recenser, les connaître, les comprendre et agir conformément à ce qu’ils impliquent.

وَلِلَّهِ الْأَسْمَاءُ الْحُسْنَىٰ فَادْعُوهُ بِهَا

Explication du sens : « À Allah appartiennent les Noms les plus beaux ; invoquez-Le donc par eux. »

Sourate Al-Aʿrāf, 7:180.

01
ٱللَّٰه
Allāh
Le Nom propre qui désigne Allah, le Seigneur glorifié, Qui mérite l'extrême glorification et l'extrême soumission, Qui a la Divinité et la puissance de créer, c'est-à-dire de faire passer du néant à l'existence.
02
ٱلرَّحْمَٰن
Ar-Rahmân
Celui Qui est très miséricordieux envers les croyants et les non-croyants dans ce bas monde, et envers les croyants uniquement dans l'au-delà.
03
ٱلرَّحِيم
Ar-Rahîm
Celui Qui est très miséricordieux uniquement envers les croyants dans l'au-delà.
04
ٱلْمَلِك
Al-Malik
Celui Qui possède une souveraineté parfaite, éternelle, exempte de début et de fin.
05
ٱلْقُدُّوس
Al-Quddûs
Celui Qui est exempt de l'associé et des attributs des créatures, n'ayant besoin ni de l'endroit ni du temps.
06
ٱلسَّلَام
As-Salâm
Celui Qui est exempt de toute imperfection, de l'injustice, de l'enfant et de l'associé.
07
ٱلْمُؤْمِن
Al-Muʾmin
Celui Qui est véridique en ce qu'Il promet à Ses serviteurs et réalise ce qu'Il a promis.
08
ٱلْمُهَيْمِن
Al-Muhaymin
Celui Qui est témoin sur Ses créatures de ce qu'elles ont fait, dit ou cru.
09
ٱلْعَزِيز
Al-ʿAzîz
Celui Qui est puissant, Qui n'est jamais vaincu.
10
ٱلْجَبَّار
Al-Jabbâr
Celui Qui accorde aux créatures ce dont elles ont besoin et dont rien ne se réalise sans Sa volonté.
11
ٱلْمُتَكَبِّر
Al-Mutakabbir
Celui Qui est tout-puissant, totalement exempt des attributs des créatures.
12
ٱلْخَالِق
Al-Khâliq
Celui Qui fait passer toute chose du néant à l'existence.
13
ٱلْبَارِئ
Al-Bâriʾ
Celui Qui a créé les créatures sans modèle précédent.
14
ٱلْمُصَوِّر
Al-Musawwir
Celui Qui a créé les créatures avec des formes et des aspects différents.
15
ٱلْغَفَّار
Al-Ghaffâr
Celui Qui pardonne les péchés, sauf la mécréance pour celui qui meurt sans s'en être repenti.
16
ٱلْقَهَّار
Al-Qahhâr
Celui Qui soumet les créatures à la mort.
17
ٱلْوَهَّاب
Al-Wahhâb
Celui Qui accorde avec profusion, récompensant ceux qui obéissent par grâce.
18
ٱلرَّزَّاق
Ar-Razzâq
Celui Qui accorde la subsistance à toutes les créatures.
19
ٱلْفَتَّاح
Al-Fattâh
Celui Qui facilite à Ses créatures leurs affaires par grâce.
20
ٱلْعَلِيم
Al-ʿAlîm
Celui Qui sait toute chose, le caché et l'apparent, avant même qu'elle n'arrive.
21
ٱلْقَابِض
Al-Qâbid
Celui Qui accorde une subsistance restreinte par Sa sagesse.
22
ٱلْبَاسِط
Al-Bâsit
Celui Qui accorde une subsistance large par Sa grâce.
23
ٱلْخَافِض
Al-Khâfid
Celui Qui rabaisse les oppresseurs et humilie les orgueilleux.
24
ٱلرَّافِع
Ar-Râfiʿ
Celui Qui élève Ses saints par l'obéissance et leur accorde un haut degré.
25
ٱلْمُعِزّ
Al-Muʿizz
Celui Qui honore Ses saints par la félicité éternelle au Paradis.
26
ٱلْمُذِلّ
Al-Mudhill
Celui Qui humilie les non-croyants par le châtiment éternel en Enfer.
27
ٱلسَّمِيع
As-Samîʿ
Celui Qui entend toute chose, le caché et l'apparent, sans organe.
28
ٱلْبَصِير
Al-Basîr
Celui Qui voit toute chose sans organe, sans yeux et sans ressemblance avec la vue des créatures.
29
ٱلْحَكَم
Al-Hakam
Celui Qui juge entre Ses créatures dans l'au-delà, avec une justice parfaite.
30
ٱلْعَدْل
Al-ʿAdl
Celui Qui est exempt de l'injustice et de l'oppression.
31
ٱللَّطِيف
Al-Latîf
Celui Qui fait du bien à Ses serviteurs d'où ils ne s'y attendent pas.
32
ٱلْخَبِير
Al-Khabîr
Celui Qui connaît la réalité de toute chose dans les détails, avant même qu'elle n'arrive.
33
ٱلْحَلِيم
Al-Halîm
Celui Qui pardonne alors qu'Il pourrait punir.
34
ٱلْعَظِيم
Al-ʿAẓīm
Celui Qui est immense et éminent, plus digne de vénération que tout autre.
35
ٱلْغَفُور
Al-Ghafûr
Celui Qui pardonne énormément, à de nombreuses reprises.
36
ٱلشَّكُور
Ash-Shakûr
Celui Qui donne beaucoup de récompenses même pour peu d'adoration.
37
ٱلْعَلِيّ
Al-ʿAliyy
Celui Qui domine Ses créatures par Sa puissance, non limité par un lieu.
38
ٱلْكَبِير
Al-Kabîr
Celui Qui est le plus grand et qui mérite la vénération totale.
39
ٱلْحَفِيظ
Al-Ḥafīẓ
Celui Qui protège qui Il veut du mal et de la perte.
40
ٱلْمُقِيت
Al-Muqît
Celui Qui est tout-puissant et qui accorde la subsistance.
41
ٱلْحَسِيب
Al-Hasîb
Celui Qui fait rendre des comptes à Ses serviteurs pour leurs actes.
42
ٱلْجَلِيل
Al-Jalîl
Celui Qui possède l'éminence et la grandeur.
43
ٱلْكَرِيم
Al-Karîm
Celui Qui accorde beaucoup de bienfaits.
44
ٱلرَّقِيب
Ar-Raqîb
Celui Qui surveille toute chose, rien ne Lui échappe.
45
ٱلْمُجِيب
Al-Mujîb
Celui Qui répond à l'invocation de celui qui L'appelle et accorde secours.
46
ٱلْوَاسِع
Al-Wâsiʿ
Celui dont les bienfaits et la subsistance suffisent à toutes les créatures.
47
ٱلْحَكِيم
Al-Ḥakīm
Celui Qui crée avec sagesse et qui possède la sagesse absolue.
48
ٱلْوَدُود
Al-Wadûd
Celui Qui aime et agrée Ses serviteurs vertueux.
49
ٱلْمَجِيد
Al-Majîd
Celui Qui est éminent et qui accorde de nombreux bienfaits.
50
ٱلْبَاعِث
Al-Bâʿith
Celui Qui ressuscite les créatures après leur mort et les réunit pour le Jugement.
51
ٱلشَّهِيد
Ash-Shahîd
Celui Qui est témoin de tout, rien ne Lui échappe.
52
ٱلْحَقّ
Al-Haqq
Celui dont l'existence est certaine, sans aucun doute.
53
ٱلْوَكِيل
Al-Wakîl
Celui Qui prend en charge Ses serviteurs et leur subsistance.
54
ٱلْقَوِيّ
Al-Qawiyy
Celui Qui détient une puissance parfaite, rien ne peut L'affaiblir.
55
ٱلْمَتِين
Al-Matîn
Celui Qui n'est jamais atteint par la fatigue ni le sommeil.
56
ٱلْوَلِيّ
Al-Waliyy
Celui Qui accorde la victoire aux croyants, aux prophètes et à ceux qui les suivent.
57
ٱلْحَمِيد
Al-Hamîd
Celui Qui mérite la louange, le remerciement et la glorification.
58
ٱلْمُحْصِي
Al-Muhsî
Celui Qui connaît toute chose en nombre et en quantité.
59
ٱلْمُبْدِئ
Al-Mubdiʾ
Celui Qui fait passer du néant à l'existence.
60
ٱلْمُعِيد
Al-Muʿîd
Celui Qui fait passer de la vie à la mort et de la mort à la vie.
61
ٱلْمُحْيِي
Al-Muhyî
Celui Qui donne la vie.
62
ٱلْمُمِيت
Al-Mumît
Celui Qui donne la mort.
63
ٱلْحَيّ
Al-Hayy
Celui Qui est vivant sans cœur, ni corps, ni âme, Sa vie étant sans début ni fin.
64
ٱلْقَيُّوم
Al-Qayyûm
Celui Qui existe éternellement, sans changement, et qui n'a besoin de rien.
65
ٱلْوَاجِد
Al-Wâjid
Celui Qui n'a besoin de rien.
66
ٱلْمَاجِد
Al-Mâjid
Celui Qui est éminent et qui accorde beaucoup de bienfaits.
67
ٱلْوَاحِد
Al-Wâhid
Celui Qui est unique, sans associé, éternel sans début.
68
ٱلصَّمَد
As-Samad
Celui Qui n'a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui.
69
ٱلْقَادِر
Al-Qâdir
Celui Qui a pouvoir sur toute chose, rien ne L'empêche.
70
ٱلْمُقْتَدِر
Al-Muqtadir
Celui Qui est tout-puissant, proche du sens de Al-Qâdir.
71
ٱلْمُقَدِّم
Al-Muqaddim
Celui Qui fait avancer certaines créatures avant d'autres, selon Sa sagesse.
72
ٱلْمُؤَخِّر
Al-Muʾakhkhir
Celui Qui fait reculer certaines créatures après d'autres, selon Sa sagesse.
73
ٱلْأَوَّل
Al-Awwal
Celui Qui est éternel sans début.
74
ٱلْآخِر
Al-Âkhir
Celui Qui est éternel sans fin.
75
ٱلظَّاهِر
Adh-Dhâhir
Celui Qui domine toute chose par Sa puissance, non concerné par le lieu.
76
ٱلْبَاطِن
Al-Bâtin
Celui Qui n'est atteint par aucune imagination.
77
ٱلْوَالِي
Al-Wâlî
Celui à qui appartient toute chose et dont la volonté se réalise toujours.
78
ٱلْمُتَعَالِي
Al-Mutaʿâlî
Celui Qui domine Ses créatures et est exempt de tout défaut des créatures.
79
ٱلْبَرّ
Al-Barr
Celui Qui est bienfaisant envers toutes Ses créatures, reconnaissantes ou non.
80
ٱلتَّوَّاب
At-Tawwâb
Celui Qui accepte le repentir, même répété.
81
ٱلْمُنْتَقِم
Al-Muntaqim
Celui Qui inflige un dur châtiment à qui Il veut parmi les injustes, avec justice.
82
ٱلْعَفُوّ
Al-ʿAfuww
Celui Qui efface et pardonne certains pécheurs.
83
ٱلرَّؤُوف
Ar-Raʾûf
Celui Qui est extrêmement miséricordieux.
84
مَالِكُ ٱلْمُلْك
Mâliku l-Mulk
Celui à qui appartiennent toutes les royautés et qui les donne à qui Il veut.
85
ذُو ٱلْجَلَالِ وَٱلْإِكْرَام
Dhûl-Jalâli wal-Ikrâm
Celui Qui mérite d'être glorifié et qui honore Ses serviteurs vertueux au Jour Dernier.
86
ٱلْمُقْسِط
Al-Muqsit
Celui Qui juge avec équité et n'est jamais injuste.
87
ٱلْجَامِع
Al-Jâmiʿ
Celui Qui réunit toutes les créatures au Jour du Jugement.
88
ٱلْغَنِيّ
Al-Ghaniyy
Celui Qui n'a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui.
89
ٱلْمُغْنِي
Al-Mughnî
Celui Qui accorde aux créatures ce dont elles ont besoin.
90
ٱلْمَانِع
Al-Mâniʿ
Celui Qui prive qui Il veut de ce qu'Il veut.
91
ٱلضَّار
Ad-Dârr
Celui Qui crée le mal pour qui Il veut, par Sa sagesse.
92
ٱلنَّافِع
An-Nâfiʿ
Celui Qui accorde le profit et le bien à qui Il veut.
93
ٱلنُّور
An-Nûr
Celui Qui guide vers la lumière de la foi, le Créateur de la lumière, non une lumière créée.
94
ٱلْهَادِي
Al-Hâdî
Celui Qui guide qui Il veut vers la droiture.
95
ٱلْبَدِيع
Al-Badîʿ
Celui Qui crée sans précédent, sans modèle avant.
96
ٱلْبَاقِي
Al-Bâqî
Celui Qui ne s'anéantit jamais.
97
ٱلْوَارِث
Al-Wârith
Celui Qui reste après l'anéantissement des créatures.
98
ٱلرَّشِيد
Ar-Rashîd
Celui Qui facilite aux créatures ce qui est bon pour elles.
99
ٱلصَّبُور
As-Sabûr
Celui Qui retarde le châtiment des pécheurs jusqu'au moment qu'Il décide.

Note sur les définitions : les explications françaises des cartes sont des résumés pédagogiques. Elles ne prétendent pas épuiser le sens de chaque Nom et doivent être lues à la lumière des textes où ces Noms sont employés.

Aucun Nom ne correspond à votre recherche.
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الخلق

II. La Création

Allah est le Créateur de toute chose. Le monde, le Trône, le Kursî, le Qalam, les âmes et toutes les réalités visibles ou invisibles sont créés par Lui.

Allah est le Créateur de toute chose▼

Tout ce qui existe en dehors d’Allah est une création. Le monde n’existe pas de toute éternité. Allah lui a donné l’existence par Sa puissance et Sa volonté.

اللَّهُ خَالِقُ كُلِّ شَيْءٍ

Explication du sens : « Allah est le Créateur de toute chose. »

Sourate Az-Zumar, 39:62.

L’eau, le Trône, le Kursî, le Qalam et la Table Préservée▼
L’eau et le Trône▼

Le Qurʾān mentionne que le Trône était sur l’eau. Le Trône et l’eau sont deux créations d’Allah. Cela ne signifie jamais qu’Allah serait contenu, porté ou installé dans le Trône.

وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ

Explication du sens : « Et Son Trône était sur l’eau. »

Sourate Hûd, 11:7.

Le Trône▼

Al-ʿArsh (le Trône) est une immense création d’Allah. Sa grandeur ne signifie pas qu’Allah en aurait besoin, qu’Il y serait installé ou qu’Il serait porté par lui. Allah existait avant le Trône et n’a besoin d’aucune de Ses créatures.

Au Jour de la Résurrection, le Qurʾān indique que huit anges porteront le Trône. Il s’agit d’une fonction qu’Allah leur confie et non d’un besoin d’Allah envers eux.

وَيَحْمِلُ عَرْشَ رَبِّكَ فَوْقَهُمْ يَوْمَئِذٍ ثَمَانِيَةٌ

Explication du sens : « Et ce jour-là, huit porteront au-dessus d’eux le Trône de ton Seigneur. »

Sourate Al-Ḥâqqah, 69:17.

Le Kursî▼

Al-Kursî, souvent rendu en français par « le Piédestal », est une immense création d’Allah distincte du Trône. Le Qurʾān affirme que son étendue embrasse les cieux et la terre.

Sa réalité exacte appartient au monde invisible. Il ne faut donc pas l’imaginer comme un meuble humain ni lui attribuer une forme à partir de ce que nous connaissons ici-bas. Le point essentiel est qu’il s’agit d’une création immense, soumise à Allah comme toute autre création.

وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ

Explication du sens : « Son Kursî embrasse les cieux et la terre. »

Sourate Al-Baqarah, 2:255.

Le Qalam▼

Al-Qalam (le Calame) est une création d’Allah liée à l’écriture du décret. Allah lui a ordonné d’écrire ce qu’Il avait décrété pour la création.

Cette écriture ne signifie pas qu’Allah apprendrait les événements en les lisant. Allah sait toute chose de toute éternité. Le Qalam écrit ce qu’Allah sait et veut déjà de toute éternité.

Le Qalam appartient donc au monde créé. Il n’est ni une source indépendante du destin ni une puissance qui déciderait de ce qui arrive.

La Table Préservée▼

Al-Lawḥ Al-Maḥfûẓ (la Table Préservée) est une création sur laquelle Allah a voulu que soient inscrites les choses décrétées. Elle est appelée « préservée » parce qu’Allah la protège selon ce qu’Il a voulu.

Elle ne remplace pas la science d’Allah et ne contient rien qu’Allah aurait découvert après l’avoir écrit. Tout ce qui y est inscrit était déjà connu d’Allah de toute éternité.

Sa matière, sa forme et sa manière d’être appartiennent au monde invisible. Le croyant affirme son existence sans inventer une description que les textes n’ont pas donnée.

بَلْ هُوَ قُرْآنٌ مَجِيدٌ ۝ فِي لَوْحٍ مَحْفُوظٍ

Explication du sens : « C’est plutôt un Qurʾān glorieux, sur une Table Préservée. »

Sourate Al-Burûj, 85:21-22.

Les sept cieux et les sept terres▼

Allah a créé sept cieux. Le Qurʾān les décrit comme des cieux superposés, c’est-à-dire des créations distinctes organisées selon la manière qu’Allah a voulue. Ils ne sont pas simplement une manière de parler de l’atmosphère visible : ils appartiennent à la création réelle d’Allah.

الَّذِي خَلَقَ سَبْعَ سَمَاوَاتٍ طِبَاقًا

Explication du sens : « Celui qui a créé sept cieux superposés. »

Sourate Al-Mulk, 67:3.

Le Qurʾān affirme également l’existence de sept terres en disant qu’Allah a créé sept cieux « et de la terre leur semblable ». Des hadiths authentiques mentionnent eux aussi les sept terres.

اللَّهُ الَّذِي خَلَقَ سَبْعَ سَمَاوَاتٍ وَمِنَ الْأَرْضِ مِثْلَهُنَّ

Explication du sens : « Allah est Celui qui a créé sept cieux et, de la terre, leur semblable. »

Sourate Aṭ-Ṭalâq, 65:12.

La manière exacte dont ces cieux et ces terres sont disposés appartient au monde invisible. Les textes établissent leur nombre et leur réalité, mais ils ne demandent pas au croyant d’inventer leur forme, leurs dimensions ou une représentation scientifique détaillée.

À propos des créations auxquelles Allah accorde une permanence▼

Certains manuels de croyance regroupent, dans une formule pédagogique, plusieurs créations auxquelles Allah a voulu accorder une permanence : le Trône, le Kursī, la Table Préservée, le Qalam, ʿAjb adh-Dhanab, les âmes, le Paradis et l’Enfer. Il faut cependant distinguer cette présentation pédagogique d’un texte révélé : il n’existe pas, dans le Qurʾān ou dans un hadith authentique unique, une phrase énumérant exactement « huit créations qui ne disparaîtront jamais ».

Certaines de ces réalités disposent de preuves spécifiques. Le Paradis et l’Enfer sont décrits comme des demeures durables ; le hadith authentique établit que la terre consume le corps humain sauf ʿAjb adh-Dhanab, à partir duquel la création sera recomposée lors de la Résurrection. Le Trône, le Kursī, le Qalam et la Table Préservée sont également établis par les textes, mais on évite d’attribuer à tous les éléments de cette liste un même degré de preuve lorsqu’aucun texte unique ne le fait.

Toutes ces réalités sont créées : elles ont donc un commencement. Si elles demeurent, c’est uniquement parce qu’Allah veut leur faire continuer l’existence ; elles ne possèdent aucune éternité indépendante comparable à l’absence de commencement d’Allah.

Références : Sourate Al-Baqarah, 2:255 ; Sourate Hūd, 11:7 ; Sourate Al-Burūj, 85:21-22 ; pour ʿAjb adh-Dhanab : Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2955, et Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, récit parallèle ; pour la permanence du Paradis et de l’Enfer : voir notamment Sourate An-Nisāʾ, 4:57 et 4:169, et Sourate Al-Jinn, 72:23 selon les catégories concernées.

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أركان الإيمان

III. Anges, Livres et Prophètes

Croire aux anges, aux Livres révélés et aux prophètes fait partie des fondements de la foi.

Les anges▼

Al-Malāʾika (les anges) sont des créatures honorées d’Allah, créées de lumière. Ils appartiennent au monde invisible, obéissent à Allah et accomplissent les fonctions qu’Il leur confie.

لَا يَعْصُونَ اللَّهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ

Explication du sens : « Ils ne désobéissent pas à Allah dans ce qu’Il leur commande et accomplissent ce qui leur est ordonné. »

Sourate At-Taḥrîm, 66:6.

Les anges sont des créatures d’Allah appartenant au monde invisible. Le Prophète ﷺ a enseigné qu’ils ont été créés de lumière. Ils ne sont ni des divinités, ni des enfants d’Allah, ni des êtres indépendants : ils sont entièrement soumis à leur Créateur et accomplissent ce qu’Il leur ordonne.

Les anges ne sont ni hommes ni femmes. Le Qurʾān condamne l’affirmation de ceux qui leur donnaient des appellations féminines. Ils ne désobéissent pas à Allah. Leur nature n’est pas celle des humains : il ne faut donc pas leur attribuer nos besoins corporels, nos passions ou notre manière de vivre.

Allah leur a confié des fonctions différentes. Jibrîl (Gabriel) est notamment chargé de transmettre la Révélation aux prophètes. Mîkâ’îl est mentionné avec Jibrîl dans le Qurʾān. Isrâfîl est connu dans les récits relatifs au souffle dans la Trompe. L’Ange de la mort est chargé de saisir les âmes au terme fixé par Allah. Le Qurʾān mentionne également les anges qui inscrivent les œuvres, les gardiens de l’Enfer et les anges qui portent le Trône.

Leur nombre est immense et Allah seul le connaît parfaitement. Certains adorent Allah selon les fonctions qu’Il leur a assignées, certains entourent des assemblées de rappel, certains inscrivent les actes des serviteurs et d’autres interviennent, par ordre d’Allah, dans des événements du monde créé.

Un ange peut apparaître sous une forme humaine. Jibrîl apparut ainsi à Maryam, et il vint également auprès du Prophète ﷺ et de ses Compagnons sous l’apparence d’un homme lors du célèbre hadith où il interrogea le Prophète ﷺ sur l’Islam, la foi et l’excellence. Cette apparence humaine ne signifie pas que l’ange devient un être humain : il demeure un ange.

Leurs ailes et leur adoration▼

Allah a créé les anges avec des ailes. Certains en ont deux, trois, quatre ou davantage. Il est rapporté authentiquement que Jibrîl عليه السلام a été vu dans sa forme originelle avec six cents ailes.

Quelques anges et leurs missions▼

Jibrîl est l’ange de la Révélation. Mîkâ’îl est chargé de fonctions liées à la pluie et aux subsistances. L’Ange de la Mort est chargé de recueillir les âmes avec l’assistance d’autres anges. Mâlik est mentionné en lien avec l’Enfer. Munkar et Nakîr sont connus pour l’interrogatoire de la tombe. D’autres anges écrivent les œuvres, protègent selon l’ordre d’Allah et portent le Trône.

Le Qurʾān le désigne simplement comme Malak al-Mawt (l’Ange de la Mort). Le nom « ʿAzrâ’îl », bien que répandu dans certains récits, n’est pas établi par le Qurʾān ni par un hadith authentique comme son nom personnel.

Les formes qu’ils peuvent prendre▼

Allah peut permettre à un ange d’apparaître sous une forme humaine. Jibrîl عليه السلام est apparu à Maryam sous l’apparence d’un homme et s’est également présenté sous forme humaine au Prophète ﷺ.

فَتَمَثَّلَ لَهَا بَشَرًا سَوِيًّا

Explication du sens : « Il se présenta à elle sous la forme d’un être humain parfaitement constitué. »

Sourate Maryam, 19:17.

Iblîs n’est pas un ange▼

Iblîs est un djinn et ne fait pas partie des anges.

كَانَ مِنَ الْجِنِّ فَفَسَقَ عَنْ أَمْرِ رَبِّهِ

Explication du sens : « Il était parmi les djinns et se révolta contre l’ordre de son Seigneur. »

Sourate Al-Kahf, 18:50.

Références principales : Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2996 : création des anges de lumière ; Sourate At-Taḥrīm, 66:6 ; Sourate Al-Anbiyāʾ, 21:19-20 : leur obéissance et leur adoration.

Les Livres révélés▼

Allah a révélé des Livres et des Feuillets à certains prophètes afin de guider leurs communautés.

At-Tawrât▼

La Tawrât a été révélée à Mûsâ عليه السلام.

إِنَّا أَنْزَلْنَا التَّوْرَاةَ فِيهَا هُدًى وَنُورٌ

Explication du sens : « Nous avons fait descendre la Tawrât, dans laquelle il y a guidée et lumière. »

Sourate Al-Mâ’idah, 5:44.

Az-Zabûr▼

Az-Zabûr a été révélé à Dâwûd عليه السلام.

وَآتَيْنَا دَاوُودَ زَبُورًا

Explication du sens : « Nous avons donné à Dâwûd le Zabûr. »

Sourate An-Nisâ’, 4:163.

Al-Injîl▼

Al-Injîl a été révélé à ʿÎsâ عليه السلام. Le musulman croit à cet Injîl révélé par Allah.

Le Qurʾān▼

Le Qurʾān a été révélé à Mouhammad ﷺ en langue arabe. Il est la dernière Révélation destinée à l’humanité et Allah a promis sa préservation.

إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

Explication du sens : « C’est Nous qui avons fait descendre le Rappel et c’est Nous qui le préservons. »

Sourate Al-Ḥijr, 15:9.

Les Ṣuḥuf▼

Ṣuḥuf signifie Feuillets révélés. Le Qurʾān mentionne les Feuillets d’Ibrâhîm et de Mûsâ.

صُحُفِ إِبْرَاهِيمَ وَمُوسَىٰ

Explication du sens : « Les Feuillets d’Ibrâhîm et de Mûsâ. »

Sourate Al-Aʿlâ, 87:19.

Révélations originelles et textes transmis aujourd’hui▼

Croire à la Tawrât et à l’Injîl signifie croire aux révélations originelles données par Allah. Le Qurʾān enseigne que des hommes ont ensuite dissimulé, modifié ou attribué à Allah des paroles qui ne venaient pas de Lui.

Les prophètes et les messagers▼

Allah a choisi parmi les hommes des prophètes et des messagers pour transmettre Sa religion. Ils sont tous des serviteurs d’Allah et aucun d’eux ne possède une part de divinité. Le premier prophète est Âdam عليه السلام et Mouhammad ﷺ est le dernier prophète.

Nabî et Rasûl▼

Nabī désigne un homme choisi par Allah auquel Il accorde la Révélation. Rasūl désigne un messager envoyé par Allah. Tous les messagers sont des prophètes.

Précision : les savants ont proposé plusieurs manières de distinguer techniquement le nabī du rasūl. Il est donc préférable, dans une page d’initiation, de ne pas présenter comme définition unanimement établie l’idée qu’un rasūl recevrait nécessairement un Livre nouveau ou une législation entièrement nouvelle.

Les qualités nécessaires▼

Aṣ-Ṣidq : la véracité. Al-Amânah : la fidélité et la probité. At-Tablîgh : la transmission fidèle. Al-Faṭânah : l’intelligence et la perspicacité nécessaires à la mission.

Al-ʿIṣmah▼

Al-ʿIṣmah est la protection prophétique. Allah protège les prophètes de la mécréance, du mensonge dans la transmission, de la trahison de leur mission et de ce qui serait incompatible avec leur rang de guides.

Ce qui peut leur arriver humainement▼

Les prophètes mangent, dorment, peuvent connaître la fatigue, la douleur, certaines maladies et les épreuves, lorsque cela ne rabaisse pas leur rang ni ne contredit leur mission.

Les miracles▼

Muʿjizah (miracle prophétique) désigne un événement extraordinaire qu’Allah fait apparaître en faveur d’un prophète afin de confirmer sa véracité. Le prophète ne possède pas ce pouvoir de manière indépendante : le miracle a lieu uniquement par la volonté d’Allah.

Allah a accordé des miracles différents à Ses prophètes. Mûsâ عليه السلام a vu son bâton devenir un serpent par la volonté d’Allah et la mer s’ouvrir devant lui. ʿÎsâ عليه السلام guérissait certains malades et faisait revivre des morts par la permission d’Allah. Mouhammad ﷺ a lui aussi reçu de nombreux miracles.

1. Le Qurʾān ▼

Le Qurʾān est le grand miracle durable de Mouhammad ﷺ. Il a été révélé en langue arabe, transmis à sa communauté et préservé. Son défi, son contenu et sa transmission constituent un signe permanent de sa mission prophétique.

2. La lune fendue ▼

La séparation de la lune en deux parties a été rapportée par plusieurs Compagnons et figure dans des hadiths authentiques. Le Qurʾān y fait également référence au début de la sourate Al-Qamar.

اقْتَرَبَتِ السَّاعَةُ وَانْشَقَّ الْقَمَرُ

Explication du sens : « L’Heure s’est approchée et la lune s’est fendue. »

Sourate Al-Qamar, 54:1.

3. L’eau jaillissant entre ses doigts ▼

Lors de plusieurs événements, une petite quantité d’eau devint suffisante pour de nombreux Compagnons. Anas ibn Mâlik رضي الله عنه rapporte avoir vu l’eau jaillir entre les doigts du Prophète ﷺ jusqu’à ce que les gens puissent faire leurs ablutions.

Rapporté notamment par Al-Bukhārī.

4. La multiplication de la nourriture ▼

À plusieurs reprises, une quantité de nourriture normalement insuffisante nourrit un grand nombre de personnes par la bénédiction qu’Allah accorda à Son Prophète ﷺ. Parmi les récits connus figure celui de la bataille de la Tranchée, lorsqu’un repas préparé pour quelques personnes suffit à un grand groupe.

Rapporté notamment par Al-Bukhārī dans le récit de Jâbir ibn ʿAbdillâh.

5. Le tronc de palmier qui gémit ▼

Avant l’installation du minbar, le Prophète ﷺ prononçait ses sermons près d’un tronc de palmier. Lorsqu’il commença à utiliser le minbar, le tronc se mit à gémir. Le Prophète ﷺ vint alors vers lui et le toucha jusqu’à ce qu’il s’apaise.

Rapporté par Al-Bukhārī.

Al-Isrâ’ et Al-Miʿrâj▼

Al-Isrâ’ est le voyage nocturne du Prophète ﷺ de la Mosquée sacrée à la Mosquée Al-Aqṣâ. Al-Miʿrâj est son ascension. Al-Isrâ’ et Al-Miʿrâj eurent lieu avec le corps et l’âme.

Ce miracle ne signifie pas qu’Allah serait contenu dans les cieux. Les cieux sont des créations et Allah existait avant eux sans lieu ni direction.

Références principales : Sourate Al-Isrāʾ, 17:1 ; récits authentiques d’Al-Isrāʾ et Al-Miʿrāj dans Ṣaḥīḥ al-Bukhārī et Ṣaḥīḥ Muslim, Kitāb al-Īmān.

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الغيب

IV. Le Monde Invisible

Le ghayb comprend les réalités que nos sens ne peuvent atteindre par eux-mêmes et qu’Allah nous a fait connaître par la Révélation.

Qu’est-ce que le ghayb ?▼

Al-Ghayb désigne ce qui échappe à la perception ordinaire. Une chose peut être invisible relativement à une créature tout en étant visible pour une autre. Le ghayb absolu appartient à la science d’Allah. Aucune créature ne le connaît par elle-même.

Références principales : Sourate An-Naml, 27:65 ; Sourate Al-Anʿām, 6:59 ; Sourate Al-Jinn, 72:26-27.

Les djinns▼

Les djinns sont des créatures d’Allah créées d’une flamme de feu. Ils sont normalement invisibles aux êtres humains. Comme les humains, ils sont responsables de leurs actes : parmi eux se trouvent des croyants et des mécréants.

Le mot djinn désigne une catégorie de créatures distincte des humains et des anges. Allah les a créés d’un feu sans fumée. Ils sont normalement invisibles à l’être humain, mais leur invisibilité ne signifie pas qu’ils connaissent l’Invisible absolu. Allah seul possède par Lui-même la connaissance parfaite de ce qui échappe aux créatures.

Comme les humains, les djinns sont responsables : parmi eux se trouvent des croyants et des mécréants, des obéissants et des désobéissants. La sourate Al-Jinn rapporte leurs propres paroles et montre qu’ils ont entendu le Qurʾān, que certains ont cru et que d’autres se sont écartés de la droiture. Ils seront donc concernés par la rétribution.

Iblîs est un djinn et non un ange. Le terme shayṭân (diable) désigne un être rebelle qui appelle au mal ; Iblîs est le chef des diables. Il ne faut donc pas employer « djinn » comme synonyme automatique de « démon » : un djinn peut être croyant et obéissant.

Les djinns ne connaissent pas l’avenir de manière indépendante. Le Qurʾān montre également qu’ils ne possèdent pas librement l’accès aux secrets des cieux. Leur nature peut leur permettre certaines capacités différentes de celles des humains, mais ils restent des créatures limitées, dépendantes d’Allah et incapables de sortir de ce qu’Allah a décrété.

Un djinn peut nuire ou porter atteinte à un être humain, mais cela ne doit jamais devenir une explication automatique de toute maladie, angoisse ou difficulté. Une personne malade doit aussi rechercher les causes ordinaires et les soins appropriés. La croyance aux djinns n’autorise ni superstition, ni voyance, ni recours aux sorciers.

Le croyant se protège par l’adoration d’Allah, les invocations enseignées, la récitation du Qurʾān et l’éloignement des péchés. Il ne doit ni adorer les djinns, ni leur demander l’Invisible, ni vivre dans une peur obsessionnelle à leur sujet : ils ne sont que des créatures d’Allah.

Ils ne connaissent pas le ghayb absolu▼

Les djinns ne connaissent pas l’avenir par eux-mêmes.

وَأَنَّا لَا نَدْرِي أَشَرٌّ أُرِيدَ بِمَنْ فِي الْأَرْضِ أَمْ أَرَادَ بِهِمْ رَبُّهُمْ رَشَدًا

Explication du sens : « Nous ne savons pas si un mal est voulu pour ceux qui sont sur terre ou si leur Seigneur veut pour eux la droiture. »

Sourate Al-Jinn, 72:10.

Iblîs et les shayâṭîn▼

Iblîs est un djinn qui a mécru et s’est rebellé. Le terme shayṭân désigne notamment les êtres rebelles qui cherchent à détourner de l’obéissance à Allah.

Possession et atteintes▼

De nombreux savants sunnites ont admis qu’un djinn puisse porter atteinte à un être humain et ont également admis la possibilité d’une possession. Cette question ne doit cependant jamais devenir une explication automatique des troubles physiques ou psychologiques. Une personne malade recherche aussi les causes médicales et les soins nécessaires, et la croyance aux djinns ne justifie ni superstition, ni voyance, ni pratiques dangereuses.

Protection▼

Le croyant cherche protection auprès d’Allah par le dhikr, les invocations, Âyat al-Kursî, les sourates Al-Falaq et An-Nâs et la récitation du Qurʾān. La peur des djinns ne doit pas devenir une obsession.

L’âme, Ar-Rûḥ▼

Ar-Rûḥ est une création d’Allah. Elle est liée au corps durant la vie et s’en sépare au moment de la mort. Sa réalité complète dépasse ce que l’être humain peut cerner.

وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ الرُّوحِ قُلِ الرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّي وَمَا أُوتِيتُمْ مِنَ الْعِلْمِ إِلَّا قَلِيلًا

Explication du sens : « Ils t’interrogent au sujet de l’âme. Dis : l’âme relève de l’ordre de mon Seigneur, et vous n’avez reçu que peu de science. »

Sourate Al-Isrâ’, 17:85.

L’âme n’est ni une partie d’Allah ni une réalité divine. Elle demeure une créature et Allah a voulu qu’elle demeure après la mort du corps.

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القدر

V. Le Destin

Allah sait, veut et crée toute chose. L’être humain demeure responsable des actes qu’il choisit volontairement.

Al-Qadar, le destin▼

Croire au Qadar signifie croire que tout ce qui arrive est connu d’Allah de toute éternité, voulu par Lui et créé par Lui. Rien n’échappe à Sa science et rien ne se produit contre Sa volonté.

La science d’Allah▼

Allah sait toute chose avant son existence. Sa science ne change pas et ne s’acquiert pas.

La volonté d’Allah▼

Tout événement qui existe entre dans la volonté créatrice d’Allah. Cela ne signifie pas qu’Allah aime moralement tout ce que les créatures choisissent de faire.

L’écriture▼

Allah a voulu que les choses décrétées soient écrites. Cette écriture ne Lui apprend rien.

La responsabilité humaine▼

L’être humain possède une volonté et fait des choix réels créés par Allah. Il est donc responsable des actes qu’il accomplit volontairement.

Références principales : Sourate Al-Qamar, 54:49 ; Sourate Al-Insān, 76:30 ; Ṣaḥīḥ Muslim, n° 8 (hadith de Jibrīl) ; Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2653 sur l’écriture des décrets.

Al-Ajal, le terme fixé▼

Al-Ajal est le moment qu’Allah a décrété pour la fin de la vie d’une personne. Personne ne meurt avant son terme et personne ne peut le repousser lorsqu’il arrive.

Une personne tuée, morte dans un accident ou qui se suicide meurt au terme qu’Allah a fixé. Cela n’enlève rien à la responsabilité du meurtrier ou du suicidaire.

فَإِذَا جَاءَ أَجَلُهُمْ لَا يَسْتَأْخِرُونَ سَاعَةً وَلَا يَسْتَقْدِمُونَ

Explication du sens : « Lorsque leur terme arrive, ils ne peuvent ni le retarder d’un instant ni l’avancer. »

Sourate Al-Aʿrâf, 7:34.

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الموت والبرزخ

VI. La Mort et le Barzakh

La mort ouvre une étape nouvelle : séparation de l’âme et du corps, vie du Barzakh, interrogation et réalités de la tombe.

La mort▼

Il est obligatoire de croire en la mort. Elle est l’échéance déterminée pour chaque créature concernée : lorsque le terme fixé arrive, il ne peut être ni avancé ni retardé. La mort marque la séparation de l’âme et du corps et le passage de la vie d’ici-bas vers le Barzakh.

كُلُّ نَفْسٍ ذَائِقَةُ الْمَوْتِ

Explication du sens : « Toute âme goûtera la mort. »

Sourate Al-Anbiyāʾ, 21:35.

وَلَنْ يُؤَخِّرَ اللَّهُ نَفْسًا إِذَا جَاءَ أَجَلُهَا

Explication du sens : « Allah ne retardera aucune âme lorsque son terme sera venu. »

Sourate Al-Munāfiqūn, 63:11.

Références : Sourate Al-Anbiyāʾ, 21:35 ; Sourate Al-Aʿrāf, 7:34 ; Sourate Al-Munāfiqūn, 63:11 ; Sourate Az-Zumar, 39:30.

Al-Barzakh▼

Al-Barzakh signifie ici l’état intermédiaire qui sépare la mort de la Résurrection. Lorsque l’être humain meurt, sa vie terrestre est terminée, mais son existence ne s’achève pas : il entre dans une étape du monde invisible qui dure jusqu’au jour où Allah ressuscitera les créatures.

La vie du Barzakh n’est pas une seconde vie terrestre. Ses réalités ne se mesurent pas avec les habitudes de ce monde. Le défunt peut connaître une félicité ou un châtiment selon ce qu’Allah a décrété, alors même que les vivants ne perçoivent pas ce qui lui arrive.

La tombe est ainsi la première étape de l’Au-delà pour celui qui meurt. Les textes enseignent l’interrogatoire, la félicité et le châtiment de la tombe. Croire à ces réalités ne signifie pas prétendre connaître leur modalité : elles appartiennent au ghayb et sont reçues telles qu’elles ont été transmises.

Références principales : Sourate Al-Muʾminūn, 23:99-100 ; hadiths du châtiment et de l’épreuve de la tombe dans Ṣaḥīḥ al-Bukhārī et Ṣaḥīḥ Muslim.

Le voyage de l’âme▼

À la mort, l’âme est séparée du corps par l’Ange de la mort et les anges qui l’assistent, conformément à l’ordre d’Allah. La mort n’est donc pas l’anéantissement de l’âme. Le corps retourne à la terre tandis que l’âme entre dans l’état du Barzakh.

Les textes décrivent une différence entre l’accueil réservé à l’âme du croyant et celui réservé à l’âme du mécréant. Ces descriptions appartiennent au monde invisible. Elles sont affirmées sans chercher à les réduire aux lois physiques que nous connaissons.

Il existe ensuite un lien entre l’âme et le corps permettant l’interrogatoire et les réalités de la tombe. Il ne s’agit pas d’un retour à la vie terrestre : c’est une condition propre au Barzakh, créée par Allah.

Références principales : Sourate As-Sajdah, 32:11 ; Sourate Al-Anʿām, 6:61 ; pour les descriptions détaillées du départ de l’âme et de l’épreuve : hadith d’Al-Barāʾ ibn ʿĀzib, notamment Sunan Abī Dāwūd, n° 4753.

Les corps des prophètes bénéficient d’une particularité rapportée dans la Sunnah : Allah a interdit à la terre de les consumer. Cette règle ne doit donc pas être confondue avec la décomposition ordinaire des corps.

D’après Aws ibn Aws رضي الله عنه, le Prophète Mouhammad ﷺ a recommandé de multiplier les prières sur lui le vendredi. Lorsque les Compagnons demandèrent comment elles lui seraient présentées après sa mort, il répondit qu’Allah a interdit à la terre de consumer les corps des prophètes.

Références : D’après Aws ibn Aws رضي الله عنه ; rapporté par Aḥmad, Abū Dāwūd, an-Nasāʾī et Ibn Mājah ; déclaré authentique notamment par Ibn Khuzaymah, Ibn Ḥibbān et al-Ḥākim, comme indiqué dans le cours.

Munkar et Nakîr et l’interrogatoire▼

L’interrogatoire concerne le défunt même s’il n’a pas été enterré de manière ordinaire, s’il s’est noyé, s’il a été brûlé ou si son corps a été dispersé.

Après la mort vient l’épreuve de la tombe. Deux anges, Munkar et Nakîr, interrogent le défunt. Cette interrogation est réelle et fait partie des croyances relatives au Barzakh.

Le défunt est interrogé au sujet de son Seigneur, de sa religion et du Prophète qui lui a été envoyé. Il ne s’agit pas d’un examen où quelques phrases apprises par cœur suffiraient : Allah affermit le croyant qui a vécu et est mort dans la foi.

Le croyant reçoit alors une annonce et une ouverture vers la félicité qui l’attend, tandis que celui qui a rejeté la vérité connaît l’épreuve et le châtiment. Les détails de cette étape doivent être compris comme des réalités du monde invisible, et non comme une scène dont nous pourrions connaître toutes les modalités.

Références principales : Jāmiʿ at-Tirmidhī, n° 1071, pour la mention de Munkar et Nakīr ; voir aussi les hadiths authentiques de l’interrogatoire de la tombe dans Al-Bukhārī et Muslim.

Le cours transmis mentionne également des personnes exemptées de cette épreuve par des textes : notamment les prophètes, les véridiques, les martyrs, ceux qui meurent en ribāṭ, ainsi que d’autres catégories mentionnées dans les transmissions. Il rapporte aussi des textes concernant celui qui meurt le vendredi ou sa nuit et concernant la récitation régulière de la sourate Al-Mulk. Ces détails sont rapportés comme tels sans en faire une règle au-delà de ce que les textes indiquent.

Références complémentaires : pour le martyr : rapporté par an-Nasāʾī ; pour celui qui meurt en ribāṭ : d’après Faḍālah ibn ʿUbayd, rapporté par at-Tirmidhī, Abū Dāwūd et al-Ḥākim ; pour la mort le vendredi ou sa nuit : d’après ʿAbdullāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, rapporté par at-Tirmidhī et Aḥmad ; pour la sourate Al-Mulk : récit d’après Ibn ʿAbbās, rapporté par at-Tirmidhī.

La félicité et le châtiment de la tombe▼

La félicité et le châtiment du Barzakh sont des réalités. Ils concernent celui qu’Allah veut, qu’il ait été enterré ou non. Parmi les descriptions rapportées figurent l’élargissement de la tombe et l’ouverture vers le Paradis pour certains, ainsi que la pression et le châtiment pour d’autres.

النَّارُ يُعْرَضُونَ عَلَيْهَا غُدُوًّا وَعَشِيًّا

Explication du sens : « Le Feu auquel ils sont exposés matin et soir. »

Sourate Ghâfir, 40:46.

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أشراط الساعة والبعث

VII. Fin du monde et Résurrection

Les signes de l’Heure précèdent la fin du monde, puis viendront le souffle dans la Trompe et la Résurrection.

Les signes de l’Heure▼

Allah a informé Son Messager ﷺ de signes annonçant l’approche de l’Heure.

Dans le cours transmis, les signes sont présentés en trois catégories pédagogiques : les signes mineurs ; les grands signes durant lesquels le repentir demeure accepté ; puis les grands signes après lesquels le repentir n’est plus accepté et qui sont suivis de très près par l’Heure. Les signes se succèdent jusqu’à ce que l’Heure survienne sur les pires des gens.

Il faut aussi distinguer l’existence d’un signe de son apparition publique. Le Dajjāl existe déjà, comme l’indique le hadith de Tamīm ad-Dārī ; sa sortie et son apparition parmi les hommes constituent un grand signe. Le cours mentionne également al-Jassāsah, Yaʾjūj et Maʾjūj dans ce cadre.

Avant la fin de ce monde, des signes annoncent l’approche de l’Heure. Les textes mentionnent des signes nombreux, certains survenant progressivement et d’autres constituant de grands événements extraordinaires. Le croyant y croit sans transformer ces annonces en calendrier permettant de fixer la date de la fin du monde : Allah seul connaît l’Heure.

Parmi les grands signes connus figurent l’apparition du Dajjâl (le grand imposteur), la descente de ʿÎsâ fils de Maryam, la sortie de Ya’jûj et Ma’jûj (Gog et Magog), la Bête de la terre, la fumée, de grands affaissements de terre et le lever du soleil à l’ouest. Les textes mentionnent également le Mahdî dans les événements précédant certains de ces grands signes.

La descente de ʿÎsâ ne signifie pas l’apparition d’un nouveau prophète après Mouhammad ﷺ. ʿÎsâ est déjà un prophète d’Allah et Mouhammad ﷺ demeure le dernier des prophètes. À la fin des temps, ʿÎsâ reviendra et le Dajjâl sera vaincu.

Lorsque le soleil se lèvera à l’ouest, la foi nouvelle de celui qui n’avait pas cru auparavant ne lui profitera plus. Ces signes rappellent que la vie terrestre a un terme et que la préparation au Jour dernier se fait par la foi et l’obéissance, non par la spéculation sur des dates.

Le Dajjâl▼

Al-Masîḥ ad-Dajjâl sera une immense épreuve pour les gens.

La descente de ʿÎsâ▼

ʿÎsâ عليه السلام descendra avant la fin du monde et combattra le Dajjâl.

Ya’jûj et Ma’jûj▼

Ya’jûj et Ma’jûj apparaîtront parmi les grands signes.

Le soleil à l’ouest, la Bête, la fumée et les autres grands signes▼

Parmi les grands signes figurent le lever du soleil à l’ouest, la Bête de la terre, la fumée, trois grands affaissements de terre et un feu qui conduira les gens vers le lieu du rassemblement.

Références principales : Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2901 pour les dix grands signes ; Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2937 pour le Dajjāl et la descente de ʿĪsā عليه السلام ; Sunan Abī Dāwūd, Kitāb al-Mahdī, pour les hadiths relatifs au Mahdī.

Références complémentaires : Sourate Mouhammad, 47:18 ; hadith de Jibrīl d’après ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb رضي الله عنه, rapporté par Muslim ; hadith de Tamīm ad-Dārī sur le Dajjāl, rapporté par Muslim ; mission de Mouhammad ﷺ comme signe de proximité de l’Heure, d’après Anas ibn Mālik رضي الله عنه, rapporté par Aḥmad, al-Bukhārī et Muslim ; conquête de Bayt al-Maqdis, d’après ʿAwf ibn Mālik رضي الله عنه, rapporté par Aḥmad, al-Bukhārī et Ibn Mājah.

Le souffle dans la Trompe▼

Allah a ordonné à l’ange Isrāfīl de souffler dans Aṣ-Ṣūr (le Cor ou la Trompe). Le premier souffle provoquera l’ébranlement et la destruction de l’ordre de ce monde. Puis, après ce qu’Allah aura voulu, un autre souffle aura lieu et les morts seront relevés pour la Résurrection.

وَنُفِخَ فِي الصُّورِ فَصَعِقَ مَنْ فِي السَّمَاوَاتِ وَمَنْ فِي الْأَرْضِ إِلَّا مَنْ شَاءَ اللَّهُ ثُمَّ نُفِخَ فِيهِ أُخْرَىٰ فَإِذَا هُمْ قِيَامٌ يَنْظُرُونَ

Explication du sens : « Et il sera soufflé dans le Cor : ceux qui sont dans les cieux et ceux qui sont sur la terre seront foudroyés, sauf ceux qu’Allah voudra. Puis il y sera soufflé une autre fois, et les voilà debout, à regarder. »

Sourate Az-Zumar, 39:68.

Conformément au cours transmis, les prophètes, les messagers et les martyrs font partie de ceux qui sont préservés de cet ébranlement. Le cours rapporte également, d’après Abū Hurayrah, un récit dans lequel Jibrīl interroge le Prophète Mouhammad ﷺ au sujet de l’exception mentionnée dans le verset et où les martyrs sont cités.

Après le premier souffle et la destruction du monde, l’Ange de la Mort fera mourir Isrāfīl ainsi que les autres anges selon l’ordre d’Allah ; puis l’Ange de la Mort mourra lui-même selon la volonté d’Allah. Toute créature qui demeure ne demeure que parce qu’Allah veut la maintenir : aucune créature ne possède la permanence par elle-même.

Références : Sourate Az-Zumar, 39:68 ; récit d’après Abū Hurayrah, rapporté par al-Ḥākim dans Al-Mustadrak, pour la mention des martyrs.

Il est obligatoire de croire en l’anéantissement et la destruction de l’ordre de ce monde. Cette réalité est établie par le Qurʾān et la transmission religieuse. La destruction du monde arrive par la volonté d’Allah : aucune créature n’existe ou ne demeure indépendamment de Lui.

كُلُّ مَنْ عَلَيْهَا فَانٍ ۝ وَيَبْقَىٰ وَجْهُ رَبِّكَ ذُو الْجَلَالِ وَالْإِكْرَامِ

Explication du sens : « Tout ce qui est sur elle périra, et demeurera le Wajh de ton Seigneur, Détenteur de majesté et de générosité. »

Sourate Ar-Raḥmān, 55:26-27.

À comprendre : le terme Wajh ne doit pas être compris comme une face corporelle. Allah ne ressemble pas aux créatures ; Il n’est ni corps, ni forme, ni composé de parties.

Avant la destruction finale du monde, les textes mentionnent également un feu venant de la région d’Aden qui conduira les gens vers le lieu du rassemblement, dans la région d’Ash-Shām. Ce rassemblement précédant l’Heure ne doit pas être confondu avec le grand Rassemblement qui suivra la Résurrection.

Références : Sourate Ar-Raḥmān, 55:26-27 ; Sourate Al-Qaṣaṣ, 28:88 ; Sourate Maryam, 19:40 ; pour le feu conduisant les gens au rassemblement : hadith des grands signes rapporté par Muslim.

La Résurrection▼

Al-Baʿth est le retour à la vie des morts. Les âmes sont rendues à leurs corps pour que les créatures soient jugées.

Al-Baʿth (la Résurrection) est le retour réel des morts à la vie. Allah, qui a créé l’être humain une première fois, est tout-puissant pour le ressusciter après la décomposition du corps. La Résurrection concerne le corps et l’âme : il s’agit d’une résurrection réelle du corps et de l’âme, et non d’une résurrection simplement symbolique.

Les hommes sortiront de leurs tombes et seront conduits vers le lieu du Rassemblement. Le Qurʾān insiste à de nombreuses reprises sur cette réalité parce que certains peuples niaient qu’un corps devenu poussière puisse revivre.

Aucune difficulté matérielle ne limite la puissance d’Allah. Le fait qu’un corps ait été enterré, brûlé, dispersé ou décomposé ne change rien à la Résurrection. Celui qui a créé à partir du néant connaît parfaitement chacune de Ses créatures.

Même les corps dispersés▼

Celui qui a été brûlé, noyé, dévoré ou dont les restes ont été dispersés sera ressuscité.

Une résurrection corporelle réelle▼

La Résurrection n’est pas une simple image. Les êtres humains seront réellement relevés avec des corps adaptés aux réalités du Jour dernier.

Preuve rationnelle▼

Celui qui a donné l’existence une première fois peut la redonner. Le Qurʾān utilise la première création comme preuve de la possibilité de la Résurrection.

Références principales : Sourate Al-Ḥajj, 22:7 ; Sourate Yā-Sīn, 36:78-79 ; Sourate Al-Qiyāmah, 75:3-4.

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الحساب والميزان

VIII. Le Jour du Jugement

Les créatures seront rassemblées, jugées et confrontées à leurs œuvres, aux registres, à la Balance et aux autres réalités du Jour dernier.

Le Rassemblement▼

Al-Ḥashr (le Rassemblement) est le rassemblement des créatures après leur Résurrection. Les humains seront réunis pour le jugement. Les textes décrivent les hommes ressuscités pieds nus, nus et non circoncis. La situation sera si grave que chacun sera absorbé par ce qui l’attend et ne se préoccupera pas de la nudité des autres.

Ce Jour sera marqué par une immense frayeur. Le soleil sera rapproché des créatures et les gens transpireront selon leurs œuvres : certains jusqu’aux chevilles, d’autres aux genoux, aux hanches, et d’autres seront davantage submergés. Ce détail est rapporté dans un hadith de Muslim.

Les hommes attendront le commencement du jugement. Dans cette détresse, ils chercheront quelqu’un qui intercède afin que le jugement commence. Ils se tourneront vers plusieurs prophètes avant que la Grande Intercession soit accordée au Prophète Mouhammad ﷺ.

Les membres du corps, les anges chargés d’inscrire les œuvres et d’autres témoins témoigneront selon ce qu’Allah veut. Rien de ce que l’être humain a accompli n’échappe à la science d’Allah. Le Rassemblement conduit ainsi au jugement, à la remise des registres, à la Balance et aux autres étapes de ce Jour.

Références principales : Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, n° 6527, et Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2859, pour le rassemblement pieds nus, nus et non circoncis ; Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2864, pour le rapprochement du soleil et la transpiration selon les œuvres.

La Grande Intercession▼

Ash-Shafâʿah (l’intercession) signifie qu’une créature à qui Allah en donne la permission demande un bien pour une autre créature. Aucune intercession n’oblige Allah et personne n’intercède indépendamment de Lui. Toute intercession dépend de Sa permission et de Son agrément.

La Grande Intercession est un privilège particulier du Prophète Mouhammad ﷺ. Lorsque les créatures souffriront de la longue attente du Rassemblement, elles demanderont successivement à des prophètes d’intercéder pour que commence le jugement. Finalement, le Prophète Mouhammad ﷺ recevra la permission d’intercéder.

Cette intercession manifeste son rang éminent sans lui attribuer quoi que ce soit de la divinité. Il est un serviteur et Messager d’Allah : il intercède parce qu’Allah l’honore et lui en donne la permission.

Références principales : Sourate Ṭā-Hā, 20:109 ; Sourate Al-Baqarah, 2:255 ; hadiths de l’intercession dans Ṣaḥīḥ al-Bukhārī et Ṣaḥīḥ Muslim, Kitāb al-Īmān.

Al-Ḥisâb, le jugement et la rétribution▼

Al-Ḥisâb désigne le règlement des comptes. Allah connaît déjà parfaitement toutes les œuvres : le jugement n’a donc pas pour fonction de Lui apprendre ce que les hommes ont fait. Il manifeste Sa justice, établit la preuve et montre à chacun ce qu’il a avancé pour l’Au-delà.

L’être humain sera interrogé sur sa vie, ses actes et ce qu’Allah lui avait confié. Les droits des créatures seront également réglés. Celui qui a lésé autrui peut voir ses bonnes actions données à ses victimes ; si elles ne suffisent pas, il peut porter de leurs mauvaises actions, comme l’enseigne le hadith du « véritable ruiné » rapporté par Muslim.

Le jugement d’Allah est parfaitement juste : aucune âme ne subira la moindre injustice. En même temps, Allah pardonne à qui Il veut parmi les croyants. La justice divine et la miséricorde divine ne s’opposent pas.

Références principales : Sourate Az-Zalzalah, 99:7-8 ; Sourate Al-Anbiyāʾ, 21:47 ; hadith du « ruiné » : Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2581.

Le compte n’est pas identique pour tous. Certains entreront au Paradis sans compte, certains auront un compte facile, tandis que d’autres subiront un examen rigoureux. Le compte facile consiste en une présentation des œuvres accompagnée du pardon d’Allah, sans discussion rigoureuse qui conduirait au châtiment.

فَسَوْفَ يُحَاسَبُ حِسَابًا يَسِيرًا

Explication du sens : « Il sera soumis à un compte facile. »

Sourate Al-Inshiqāq, 84:8.

Les membres du corps témoigneront également selon ce qu’Allah veut. Lorsque le Qurʾān mentionne qu’Allah ne parlera pas à certains au Jour dernier, cela ne signifie pas une ressemblance entre la Parole d’Allah et celle des créatures : la Parole d’Allah n’est ni lettres, ni langue, ni son, ni composée comme la parole humaine.

Références complémentaires : Sourate Fuṣṣilat, 41:19-21 ; Sourate Al-Inshiqāq, 84:7-8 ; d’après ʿĀʾishah رضي الله عنها, hadith du compte facile rapporté par Aḥmad et al-Ḥākim ; hadith sur l’examen rigoureux du compte rapporté par al-Bukhārī et Muslim ; d’après Abū Dharr رضي الله عنه, récit de l’homme dont les mauvaises actions sont remplacées, rapporté par Muslim, at-Tirmidhī et Aḥmad.

Les registres des œuvres▼

Les anges enregistrent les œuvres. Au Jour de la Résurrection, les registres seront déployés et chacun lira ce qui le concerne.

اقْرَأْ كِتَابَكَ كَفَىٰ بِنَفْسِكَ الْيَوْمَ عَلَيْكَ حَسِيبًا

Explication du sens : « Lis ton registre. Aujourd’hui, tu te suffis à toi-même pour te juger. »

Sourate Al-Isrâ’, 17:14.

Le livre remis dans la main droite est associé au salut. Les textes mentionnent aussi la remise dans la main gauche ou derrière le dos pour les gens de perdition.

Les anges chargés de l’écriture consignent les actes des serviteurs. Au Jour de la Résurrection, ces registres seront publiés et remis à leurs propriétaires. Chacun retrouvera ce qu’il a accompli, sans qu’une œuvre soit oubliée par Allah.

Le Qurʾān décrit la joie de celui qui reçoit son livre dans sa main droite et l’effroi de celui qui le reçoit autrement. La remise du registre rend manifeste le bilan de la vie terrestre et ne laisse aucune place au déni.

Le croyant doit comprendre que ses paroles et ses actes ont un poids moral. Cette croyance n’invite pas au désespoir, car la porte du repentir demeure ouverte tant que la personne est en vie et que les conditions du repentir sont réunies.

وَإِذَا الصُّحُفُ نُشِرَتْ

Explication du sens : « Et lorsque les feuillets seront déployés. »

Sourate At-Takwīr, 81:10.

Chaque personne retrouvera son registre. Le croyant auquel son livre est remis dans la droite se réjouira. Le Qurʾān mentionne également celui qui reçoit son livre derrière son dos. Chacun pourra lire son registre, même s’il ne savait pas lire dans ce monde, car les réalités du Jour dernier ne sont pas limitées par les habitudes de cette vie.

Références complémentaires : Sourate Al-Isrāʾ, 17:13-14 ; Sourate At-Takwīr, 81:10 ; Sourate Al-Ḥāqqah, 69:19-24 ; Sourate Al-Inshiqāq, 84:10-12. Le cours cite également al-Kattānī, Naẓm al-Mutanāthir mina l-Ḥadīth al-Mutawātir, concernant la transmission notoire des récits relatifs notamment aux registres, à la Balance et au Ṣirāṭ.

Al-Mîzân, la Balance▼

Al-Mîzân est une réalité du Jour dernier. Les actes seront pesés selon ce qu’Allah a voulu. La Balance est réelle et comporte deux plateaux.

وَنَضَعُ الْمَوَازِينَ الْقِسْطَ لِيَوْمِ الْقِيَامَةِ

Explication du sens : « Nous établirons les balances de justice pour le Jour de la Résurrection. »

Sourate Al-Anbiyâ’, 21:47.

Al-Mîzân est la Balance réelle du Jour de la Résurrection. La croyance en cette Balance est établie par le Qurʾān et les hadiths. Les œuvres seront pesées avec une justice parfaite : personne ne sera lésé, même du poids d’un grain de moutarde.

Les textes montrent que la valeur auprès d’Allah ne se mesure pas à l’apparence physique, à la richesse ou au prestige terrestre. Une œuvre apparemment petite peut être immense par la sincérité, tandis qu’une action spectaculaire peut être privée de récompense si elle n’a pas été accomplie correctement.

Les droits dus aux autres sont particulièrement graves. Une personne peut arriver avec des prières, des jeûnes et d’autres bonnes œuvres, puis perdre une partie de ces récompenses à cause des injustices commises envers autrui. La Balance rappelle donc que la foi engage aussi le comportement.

Le hadith de la carte▼

Le hadith de la carte décrit un homme auquel sont présentés de nombreux registres de péchés, puis une carte portant l’attestation de foi. La carte devient lourde dans la Balance, montrant l’immense valeur de la foi sincère.

Les œuvres et la personne▼

Les textes mentionnent la pesée des œuvres et rapportent aussi que la personne elle-même peut avoir un poids dans la Balance.

Références principales : Sourate Al-Anbiyāʾ, 21:47 ; hadith de la carte : Jāmiʿ at-Tirmidhī, n° 2639, et Sunan Ibn Mājah, n° 4300.

Le cours précise qu’il s’agit d’une Balance unique, réelle, possédant un fléau et deux plateaux. Sa réalité exacte appartient aux choses de l’Au-delà. Il rapporte d’après Salmān al-Fārisī رضي الله عنه que ses deux plateaux sont d’une immensité telle qu’ils pourraient contenir les cieux et la terre.

Les textes montrent également que la personne elle-même peut être pesée. D’après Ibn Masʿūd رضي الله عنه, ses jambes fines furent décrites par le Prophète Mouhammad ﷺ comme plus lourdes dans la Balance que le mont Uḥud. D’après Abū Hurayrah رضي الله عنه, un homme immense et corpulent pourra ne pas peser auprès d’Allah le poids d’une aile de moustique.

Références complémentaires : d’après Salmān al-Fārisī رضي الله عنه, récit de la Balance rapporté dans les ouvrages cités dans le cours ; hadith de la carte d’après ʿAbdullāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ رضي الله عنه, rapporté par at-Tirmidhī, Aḥmad et Ibn Ḥibbān ; récit d’Ibn Masʿūd رضي الله عنه rapporté par Aḥmad et Ibn Ḥibbān ; hadith d’Abū Hurayrah رضي الله عنه rapporté par al-Bukhārī et Muslim ; Sourate Al-Kahf, 18:105.

Al-Ḥawḍ, le Bassin du Prophète ﷺ▼

Al-Ḥawḍ est le Bassin accordé au Prophète Mouhammad ﷺ au Jour dernier. Les hadiths authentiques le décrivent comme une faveur immense destinée à sa communauté.

Son eau est décrite comme plus blanche que le lait et plus douce que le miel, et ses récipients comme extrêmement nombreux. Celui qui en boira selon ce qu’Allah a décrété ne connaîtra plus la soif après cela.

Al-Ḥawḍ ne doit pas être confondu avec une simple image poétique. Il fait partie des réalités du Jour dernier rapportées par les textes. Comme pour les autres réalités de l’Au-delà, nous affirmons ce qui est transmis sans prétendre connaître la modalité de ce monde invisible.

Références principales : Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, n° 6579 ; Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2292.

Aṣ-Ṣirâṭ, le Pont▼

Aṣ-Ṣirâṭ est le Pont établi au-dessus de l’Enfer. Les créatures auxquelles ce passage est destiné le traverseront selon ce qu’Allah aura décrété. Les textes décrivent des vitesses différentes : certains passeront très rapidement, d’autres plus lentement, certains seront égratignés ou saisis, et d’autres tomberont.

La facilité du passage est liée à la foi, à la miséricorde d’Allah et aux œuvres. Le Ṣirâṭ montre de manière concrète que le salut final n’est pas une abstraction : après le jugement viennent encore des étapes réelles avant l’entrée dans la demeure définitive.

Il ne faut pas chercher à représenter ce Pont à partir des ouvrages d’art ou des ponts terrestres. Il appartient au monde de l’Au-delà et sa réalité est celle qu’Allah a créée.

Références principales : Hadiths authentiques du passage sur le Ṣirāṭ dans Ṣaḥīḥ al-Bukhārī et Ṣaḥīḥ Muslim, notamment dans les chapitres de la foi et de l’intercession.

Les autres intercessions▼

Avec la permission d’Allah, d’autres intercessions auront lieu. Des prophètes, des anges et des croyants auxquels Allah donne cette permission pourront intercéder. Des croyants pécheurs pourront être pardonnés avant d’entrer en Enfer ou en être retirés après y être entrés.

Outre la Grande Intercession qui concerne le commencement du jugement, les textes établissent d’autres intercessions. Certaines concernent l’entrée au Paradis, le pardon de croyants pécheurs, la sortie de certains croyants du Feu ou l’élévation de degrés.

Allah peut accorder la permission d’intercéder à des prophètes, à des anges et à d’autres serviteurs qu’Il honore. Le principe reste toujours le même : nul ne possède l’intercession par lui-même. « Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? » rappelle le verset du Trône.

L’intercession ne doit donc jamais être comprise comme si une créature pouvait contester le jugement d’Allah ou Le contraindre. Elle est elle-même une faveur créée et accordée par Allah.

Références principales : Sourate Al-Baqarah, 2:255 ; Sourate Ṭā-Hā, 20:109 ; hadiths de l’intercession dans Ṣaḥīḥ al-Bukhārī et Ṣaḥīḥ Muslim.

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الجنة

IX. Le Paradis

Le Paradis est la demeure éternelle de félicité accordée aux croyants. Ses délices dépassent tout ce que l’être humain peut imaginer.

Le Paradis▼

Al-Jannah (le Paradis) est la demeure de félicité qu’Allah a préparée pour les croyants. Il existe réellement et sa félicité ne s’épuise pas. Les descriptions coraniques parlent de jardins, de rivières, d’ombres, de fruits, de demeures, de vêtements, de bijoux et de boissons pures. Ces réalités sont véritables, mais leur perfection dépasse ce que les mots de ce monde peuvent nous faire imaginer.

Le Paradis possède des portes et des degrés. Les textes mentionnent huit portes et recommandent de demander Al-Firdaws, le plus haut du Paradis. Les habitants n’auront pas tous exactement le même degré : Allah élève les uns au-dessus des autres selon Sa grâce et leurs œuvres.

On y trouve des rivières d’eau qui ne s’altère pas, de lait dont le goût ne change pas, d’une boisson délicieuse qui n’a pas les méfaits de l’alcool terrestre, et de miel pur. Les fruits y sont abondants. Les habitants y mangent et boivent sans maladie, sans nuisance et sans les besoins pénibles propres à la vie terrestre.

Ils porteront de beaux vêtements, connaîtront la paix, la sécurité et la joie. Il n’y aura ni vieillesse, ni maladie, ni fatigue, ni haine, ni jalousie, ni deuil. La mort sera définitivement supprimée : les habitants du Paradis y demeureront sans fin.

Les croyants s’y rencontreront et recevront ce qu’ils désirent dans ce qu’Allah leur accorde. Les liens y seront purifiés de tout ce qui les trouble ici-bas. La moindre place au Paradis dépasse les biens de ce monde.

La plus grande félicité accordée aux croyants est la vision d’Allah. Ils verront Allah sans qu’Allah soit dans un lieu, une direction, une distance ou face à eux comme une créature. Cette vision est réelle. Elle n’implique pour Allah ni corps, ni lieu, ni direction, ni distance. Le comment est impossible au sujet d’Allah, car le comment appartient aux caractéristiques des créatures.

Les huit portes du Paradis▼

Les hadiths authentiques établissent que le Paradis possède huit portes. Parmi les noms clairement établis figure Ar-Rayyân, la porte par laquelle seront appelés les jeûneurs.

Les degrés et Al-Firdaws▼

Le Paradis comporte de nombreux degrés. Les croyants n’y auront pas tous le même rang. Al-Firdaws est présenté comme le plus haut et le meilleur des degrés, et le Prophète ﷺ a enseigné de demander Al-Firdaws à Allah.

Jardins, rivières, sources et arbres▼

Le Qurʾān décrit des jardins sous lesquels coulent des rivières, des sources, des arbres et une ombre permanente. Il mentionne des rivières d’eau qui ne s’altère pas, de lait dont le goût ne change pas, de boisson délicieuse et de miel purifié.

فِيهَا أَنْهَارٌ مِنْ مَاءٍ غَيْرِ آسِنٍ وَأَنْهَارٌ مِنْ لَبَنٍ لَمْ يَتَغَيَّرْ طَعْمُهُ وَأَنْهَارٌ مِنْ خَمْرٍ لَذَّةٍ لِلشَّارِبِينَ وَأَنْهَارٌ مِنْ عَسَلٍ مُصَفًّى

Explication du sens : « Il y a des rivières d’une eau qui ne s’altère pas, des rivières de lait dont le goût ne change pas, des rivières de vin, délice pour ceux qui en boivent, et des rivières de miel purifié. »

Sourate Mouhammad, 47:15.

À comprendre : le vin du Paradis n’a pas les effets nuisibles ni l’ivresse du vin de ce monde. Les réalités du Paradis sont pures et ne se réduisent pas à leurs équivalents terrestres.

Demeures, palais et tentes▼

Les hadiths décrivent des demeures élevées, des constructions et des tentes du Paradis. Leur beauté dépasse ce que l’être humain peut concevoir à partir de l’architecture terrestre.

Nourriture et boissons▼

Les habitants recevront fruits, viandes et boissons selon leur désir. Cette nourriture n’entraîne ni maladie ni nuisance.

Vêtements, bijoux et beauté▼

Le Qurʾān mentionne la soie, les bracelets et les ornements. Les habitants seront dans une beauté et une pureté parfaites.

Les habitants du Paradis▼

Il n’y aura ni mort, ni vieillesse, ni maladie, ni fatigue. Les cœurs seront purifiés de la rancune et de la jalousie. Les croyants vivront dans la sécurité, la paix et la joie.

Les époux et les ḥûr al-ʿayn▼

Le Qurʾān et la Sunnah mentionnent les époux du Paradis et les ḥûr al-ʿayn. Ces descriptions font partie des délices du Paradis sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter des récits populaires non établis.

La plus grande félicité▼

Au-dessus de tous les plaisirs se trouve l’agrément d’Allah. Les croyants verront Allah dans l’Au-delà sans qu’Allah soit dans un endroit, une direction ou une forme. Cette vision est réelle. Elle n’implique pour Allah ni corps, ni forme, ni lieu, ni direction, ni distance : le comment est impossible à Son sujet.

Références principales : Sourate Mouhammad, 47:15 ; Sourate Al-Qiyāmah, 75:22-23 ; huit portes : Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, n° 3257 ; Ar-Rayyān : Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, n° 1896 ; Al-Firdaws : Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, n° 2790 ; vision d’Allah : hadiths authentiques dans Al-Bukhārī et Muslim.

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النار

X. L’Enfer

L’Enfer est une demeure réelle de châtiment. Ses descriptions rappellent la gravité de la mécréance, de l’injustice et de la désobéissance.

L’Enfer▼

Jahannam (l’Enfer) est la demeure de châtiment créée par Allah. Le Qurʾān et la Sunna en décrivent la réalité afin d’avertir les hommes et de leur rappeler les conséquences du rejet de la foi et des péchés.

Le Qurʾān établit que l’Enfer possède sept portes. Des anges en sont les gardiens et Mâlik est nommé dans le Qurʾān comme gardien de l’Enfer. Le Feu de l’Au-delà n’est pas comparable, dans son intensité, au feu que nous connaissons.

Les textes décrivent notamment le Zaqqûm, nourriture de châtiment, ainsi que des boissons brûlantes. Ils mentionnent des chaînes, des entraves, des vêtements liés au châtiment et le renouvellement des peaux afin que le châtiment soit ressenti. Ces descriptions ne sont pas données pour satisfaire une curiosité macabre, mais pour montrer la gravité du Jour dernier.

Les habitants de l’Enfer n’y trouveront pas la mort comme moyen d’échapper au châtiment. Les mécréants qui meurent sur la mécréance y demeureront éternellement. Quant aux croyants pécheurs qu’Allah n’a pas pardonnés, ils ne sont pas assimilés aux mécréants : certains peuvent être châtiés puis sortir du Feu par la miséricorde d’Allah et les intercessions qu’Il permet.

La croyance en l’Enfer ne permet pas à une personne de désigner légèrement tel individu précis comme étant définitivement damné. Le jugement final appartient à Allah. Le croyant craint le châtiment, espère la miséricorde d’Allah et se repent de ses fautes.

Les sept portes▼

Le Qurʾān établit que l’Enfer possède sept portes et qu’une part déterminée de ses habitants est destinée à chacune.

لَهَا سَبْعَةُ أَبْوَابٍ لِكُلِّ بَابٍ مِنْهُمْ جُزْءٌ مَقْسُومٌ

Explication du sens : « Il possède sept portes, et à chaque porte est assignée une part déterminée d’entre eux. »

Sourate Al-Ḥijr, 15:44.

Le Qurʾān établit clairement leur nombre. En revanche, il n’existe pas de liste complète et incontestable, fondée sur des textes authentiques, donnant le nom de chacune des sept portes.

Le feu et sa chaleur▼

Le Feu de l’Au-delà n’est pas comparable à un simple feu terrestre. Les hadiths décrivent le feu de ce monde comme une petite part de sa chaleur.

Nourriture▼

Parmi les nourritures mentionnées figure Az-Zaqqûm, un arbre dont la nourriture fait partie du châtiment.

إِنَّ شَجَرَتَ الزَّقُّومِ ۝ طَعَامُ الْأَثِيمِ

Explication du sens : « L’arbre de Zaqqûm est la nourriture du grand pécheur. »

Sourate Ad-Dukhân, 44:43-44.

Boissons▼

Le Qurʾān mentionne notamment l’eau bouillante et d’autres boissons de châtiment. Elles ne soulagent pas la soif.

Vêtements, chaînes et entraves▼

Les textes mentionnent des vêtements de feu, des chaînes et des entraves. Ces descriptions expriment un châtiment réel de l’Au-delà.

Les corps des habitants▼

Les corps des gens du Feu seront adaptés au châtiment. Le Qurʾān enseigne que les peaux seront renouvelées afin qu’ils goûtent le châtiment.

كُلَّمَا نَضِجَتْ جُلُودُهُمْ بَدَّلْنَاهُمْ جُلُودًا غَيْرَهَا لِيَذُوقُوا الْعَذَابَ

Explication du sens : « Chaque fois que leurs peaux seront consumées, Nous les remplacerons par d’autres afin qu’ils goûtent le châtiment. »

Sourate An-Nisâ’, 4:56.

Les croyants pécheurs▼

Un croyant mort avec la foi peut être pardonné par Allah ou subir un châtiment pour certains péchés. S’il entre en Enfer en tant que croyant, il n’y demeure pas éternellement.

Les mécréants▼

Celui qui meurt dans la mécréance et pour qui le jugement éternel est établi demeure en Enfer. Son cas est différent de celui d’un musulman pécheur qui meurt avec la foi.

Références principales : Sourate Al-Ḥijr, 15:44 ; Sourate An-Nisāʾ, 4:56 ; Sourate Az-Zukhruf, 43:77 ; Sourate Aṣ-Ṣāffāt, 37:62-68 ; intensité du Feu : Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, n° 3265, et Ṣaḥīḥ Muslim, n° 2843.

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الخلاصة

XI. Conclusion

La ʿAqîda donne au croyant les fondements nécessaires pour connaître son Seigneur, comprendre sa mission et se préparer à l’Au-delà.

Ce que le croyant doit retenir▼

Allah est unique et rien ne Lui ressemble. Il possède tous les attributs de perfection qui Lui conviennent. Les prophètes sont véridiques et transmettent fidèlement ce qu’Allah leur révèle. Les anges, les Livres, le destin, la mort, le Barzakh, la Résurrection, le Jugement, le Paradis et l’Enfer sont des réalités auxquelles le croyant donne foi.

Cette connaissance donne une base solide pour adorer Allah avec connaissance, vivre avec responsabilité et se préparer à l’Au-delà.

Références principales : Hadith de Jibrīl : Ṣaḥīḥ Muslim, n° 8, pour les piliers de la foi ; les développements de la page renvoient ensuite aux références indiquées dans chaque section.

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دعاء

Une dernière invocation

Ô Allah, augmente-nous en science utile, accorde-nous une compréhension juste de notre religion et raffermis nos cœurs sur la foi et la vérité.

Ô Allah, fais que ce que nous avons appris soit une preuve en notre faveur et non contre nous. Accorde-nous de mettre notre savoir en pratique avec sincérité, humilité et piété. Purifie nos intentions et fais que nous recherchions, à travers cette science, Ton agrément et le rapprochement de Toi.

Ô Allah, accorde-nous la taqwā, embellis nos cœurs par la foi et nos œuvres par l’obéissance. Préserve-nous de l’orgueil, de l’insouciance, de l’égarement et d’une science qui ne profite pas.

Ô Allah, pardonne-nous nos péchés, ceux que nous connaissons et ceux que nous ignorons. Fais-nous mourir avec une foi complète et préserve-nous des épreuves de la tombe et du Jour dernier.

Ô Allah, protège-nous, ainsi que nos familles et ceux que nous aimons, du châtiment et des flammes de l’Enfer. Accorde-nous Ton pardon, Ta miséricorde et une entrée au Paradis parmi Tes serviteurs pieux.

Ô Allah, fais que cette science augmente notre amour pour Toi, notre obéissance envers Toi et notre reconnaissance pour Tes bienfaits. Accorde-nous une science utile, un cœur humble, des œuvres acceptées et une subsistance bénie.

Ô Allah, récompense tous ceux qui enseignent et transmettent la science avec sincérité. Pardonne à nos parents, à nos enseignants et aux croyants et croyantes, vivants et morts.

Ô Allah, accorde Tes bénédictions et Ton salut à notre Prophète Mouhammad ﷺ, à sa famille et à ses compagnons.

Ô notre Seigneur, augmente-nous en science, en foi et en piété, raffermis-nous jusqu’à notre mort et rassemble-nous parmi les pieux dans Ton Paradis. Préserve-nous du Feu et accorde-nous une fin dans la foi.

Āmīn.

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